Les graines

Il faut cultiver notre jardin nous disait Voltaire. Ceux qui suivent assidûment notre page Facebook ou notre compte Instagram ont pu le voir: cette semaine, au primaire et au secondaire, on a planté des graines. Une belle initiative des élèves qui sont encadrés par les professeurs en charge du projet éco-école, M. Dawson et M. Milleret. Rien de mieux que de se mettre concrètement à l’ouvrage pour apprendre et comprendre, pour créer, demain, des espaces verts au sein de l’école, et modifier notre environnement de travail.

De leur côté les adultes ont eux aussi planté des graines, plus symboliques celles-ci, à l’occasion de la visite du CIS et du WASC, deux organisations venues nous accompagner dans notre volonté de nous soumettre à une exercice d’autocritique sur nos fonctionnements et nos pratiques et nous aider à fixer le cap stratégique de la TES pour les années qui viennent.

Ainsi, depuis lundi, Barbara Parker et Martin Kneath sont allés à la rencontre des représentants des parents, des élèves, des enseignants, du personnel – un grand merci à ceux et celles qui ont pris de leur temps pour participer. L’équipe de direction de la TES, dont je fais partie, a été tout particulièrement associée à cette démarche qui s’amorce.

Au cours des 18 prochains mois le processus s’étendra plus largement à toute la communauté (préparez-vous donc à répondre à quelques questionnaires !). En attendant, je le disais, il était surtout question de planter des graines: s’interroger aujourd’hui sur ce à quoi ressemblera l’école demain, partir de l’existant pour imaginer ce qui pourrait être, en tenant compte, bien entendu, de notre contexte: nos quatre sections et leurs besoins spécifiques; un profil des familles qui a largement évolué et qui enracine la TES dans son contexte Taïwanais bien plus qu’il ne le faisait il y a encore 10 ans; plus globalement, un monde de l’éducation de plus en plus mercantile qui peine parfois à faire le tri entre innovation réelle et simples modes passagères, entre concepts ayant un impact durable sur les élèves et notions un peu creuses.

Même si la TES existe depuis maintenant de nombreuses années, son identité reste encore assez largement un terrain en friche. Elle se définit encore aujourd’hui, par habitude, comme l’agglomération de 4 écoles davantage que comme un projet pensé en commun. Les changements de gouvernance et la volonté du Board des directeurs d’implémenter un mode d’organisation centré autour de l’idée d’une seule école nous oblige à repenser ce que nous sommes. Il est ainsi plus que jamais essentiel de continuer à apprendre à se connaître, d’entendre les préoccupations de chaque section: nous sommes en effet à des étapes différentes de notre développement et ne rencontrons pas simultanément les mêmes écueils.

Entendre aussi, c’est parfois difficile, ce qui chez nous peut provoquer des soucis ou des questionnements chez les autres. Nous nous sommes en quelque sorte regardés dans le miroir pendant ces derniers jours. La tentation est grande de lui demander qui est la plus belle (des sections) mais notre travail a plutôt consisté à identifier nos limites et nos marges de progression. Et ces graines qu’il nous faut planter pour être encore meilleurs.

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