Restrictions

Vous aurez compris en lisant l’infolettre lundi dernier que la réouverture de l’école s’est accompagnée d’une série de mesures relativement contraignantes qui nous ont obligés – et nous obligeront à minima jusqu’au 4 mai – à annuler un grand nombre d’activités. Nous obéissons en ce sens aux directives des autorités taïwanaises qui nous sont transmises régulièrement et que nous mettons en place dès qu’elles nous parviennent.

Bien évidemment, ces directives peuvent parfois être sujettes à interprétation lorsque nous tentons de les appliquer aux exemples concrets de notre vie quotidienne à la TES. Par exemple, si l’interdiction des séances de natation ne peut prêter à confusion car elle est écrite noir sur blanc, qu’en est-il des déplacements d’élèves de CM2 à YMS dans le cadre de la liaison école-collège ? Ou encore de la tenue d’une soirée de remises de diplômes ?

L’équipe de direction de la TES a donc passé de longs moments à définir un cadre de référence qui assure la sécurité maximale des élèves, permet à l’école d’assurer ses fonctions essentielles et nous facilite la prise de décision. Notre priorité est donc d’être parcimonieux dans l’accès aux campus et de minimiser tant que faire ce peut l’exposition des élèves lorsqu’ils sont présents (cf. la lettre du CEO).

Ainsi, a-t-il été décidé de ne plus accepter les intervenants extérieurs (ce qui a un impact sur les ECA au primaire et les cours de musique péripatétiques). Ceux-ci, de par leur fonction, sont amenés potentiellement à donner des cours dans de multiples établissements, ce qui représente un risque plus important de transmission du virus. Les activités “non-essentielles” (la disco à YMS, la fête des cuisines du monde,…) ont également été supprimées.

A l’inverse nous avons décidé de maintenir, autant que possible, les activités strictement académiques tout en procédant aux adaptations qui s’imposent. Deux exemples simples : le concours Kangourou aura bien lieu mais les candidats ne seront pas réunis, comme nous le faisons d’habitude, dans une grande salle (merci d’ailleurs aux professeurs qui vont assurer les surveillances de petits groupes) ; les ateliers prévus ce samedi à la CCIFT pour les élèves de 1ère et de Terminales auront bien lieu mais à la condition que les mesures (prise de température, désinfection des mains,…) soient identiques à celles que nous connaissons à l’école (ce sera le cas, merci à Stéphane Peden le directeur de la CCIFT).

Je le disais, faire le choix entre ce qui peut se dérouler et ce qui doit être annulé ne va pas toujours de soi. En premier lieu parce que les professeurs ont souvent passé de nombreuses heures à préparer certains projets et qu’ils sont, comme les élèves, déçus de ne pas les voir se réaliser. Aussi parce qu’il est parfois difficile d’évaluer les risques (quand nous connaissons si bien les gains !). Enfin parce que cela peut être tout simplement frustrant (nos collègues britanniques, dont les examens commencent plus tôt que nous, font face à un casse-tête pour les organiser dans les meilleures conditions – parce que les examens, évidemment, on ne peut pas les supprimer !)

C’est un travail fastidieux mais il n’est pas question évidemment de transiger avec la santé des élèves et des employés. C’est surtout un travail diablement efficace à l’échelle de tout un pays. Comment en effet ne pas être impressionné par la manière dont Taiwan gère cette crise sanitaire et le nombre de cas finalement très limités dans l’île ?

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