Carine

Nous sommes en pleine période d’entretiens en ce moment et nous avons vu de nombreux candidat-es. Tous et toutes ont une grande expérience, tous et toutes ont bien travaillé leur sujet et la plupart d’entre eux/elles ont les compétences nécessaires pour réussir au Lycée français. Et pourtant il nous faut bien faire des choix : nous dressons des listes de critères, nous coefficientons les diverses compétences selon qu’elles nous apparaissent plus ou moins essentielles dans notre contexte, nous remplissons des grilles, nous cochons des cases,…

C’est l’occasion de se souvenir qu’il y a 3 ans, presque jour pour jour, nous annoncions le nom de notre toute première directrice du primaire. On à peine à se l’imaginer aujourd’hui mais la création de ce poste était pour nous tous à l’époque une petite révolution et nous avions mis toute notre énergie pour trouver LA bonne personne, celle qui pouvait incarner l’esprit de notre école, celle avec laquelle nous allions pouvoir travailler en toute confiance, celle qui allait nous apporter son expertise.

Comme cette année, nous avions alors vu de nombreux candidats mais je crois que ni Franck, Andria ou moi n’oublierons jamais notre tout premier entretien avec Carine. L’expression qui vient immédiatement en tête, c’est le rayon de soleil. Nous savions alors que nous tenions la candidate idéale – et nous avons dû rajouter des cases sur nos listes de compétences : sens de l’humour, gentillesse, bonheur de passer ces quelques minutes ensemble. Sa visite quelques semaines après nous a confirmés tout le bien que nous pensions d’elle.

Ensuite, l’angoisse : va-t-elle accepter de venir ? (Carine avait le choix entre plusieurs écoles, évidemment, nous n’étions pas la seule à la trouver formidable ! Avons nous fait suffisamment bonne impression ? Car quand on recrute des personnes de ce calibre, il ne faut jamais perdre de vue que l’école est tout aussi candidate).

La fin de l’histoire, on la connaît. Carine a accepté le poste et pris d’emblée ses fonctions très à cœur. Les résultats, après trois ans, parlent d’eux-mêmes : des binômes français-anglais qui fonctionnent encore mieux, une confiance totale établie avec les équipes, de nouveaux parcours linguistiques offerts aux élèves, des salles de classes repensées, une liaison primaire-secondaire qui se fait de manière naturelle (quand elle représente en fait un travail considérable dans l’ombre). J’en oublie, évidemment, et le but n’est de toute façon pas de faire un inventaire à la Prévert de ses réussites, elle sont trop nombreuses.

Et puis, il y a ces critères qui ne rentrent pas dans les cases et toute la difficulté de dire, en quelques phrases, l’immense plaisir que j’ai (que nous avons) pris à travailler avec Carine pendant ces trois années. Nos fous-rires, nos discussions sans fin sur l’école, notre passion commune pour la Section française, nos plans sur la comète,… bref une véritable aventure partagée. Merci Carine, pour tout ce que tu nous as donnés.

Carine a choisi de se rapprocher de la France et travaillera dès la rentrée prochaine dans une école à Genève. Dans un prochain épisode, je vous parlerai de son remplaçant mais là, aujourd’hui, j’avais juste envie de vous parler d’elle.

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